Arnaud Lejeune

Photo de Jo Keung

 

Né en 1986, Arnaud Lejeune se découvre une passion pour les arts martiaux japonais dès l’âge de six ans – laquelle continue de l’habiter et le pousse à suivre l’enseignement des grands maîtres du budo contemporains.

 

Il commence son initiation polyvalente par des cours de Ninjutsu (qui lui ont ouvert une approche globale des compétences martiales et la maîtrise du corps face à des circonstances déstabilisantes), de Karaté shotokaï (qui lui ont appris à développer de la puissance dans les mouvements) et d’Aïkido. C’est progressivement que la pratique de cet art devient centrale dans son cursus : elle lui ouvre la possibilité de développer davantage les valeurs chevaleresques et spirituelles associées aux arts martiaux, et répond au désir d’un travail efficace, fin, en heurtant le moins possible autrui. Il s’essaiera également quelques années à la pratique du Kendo (l’escrime japonaise) et du Iaïdo (l’art de dégainer le sabre), qui viendront compléter sa science des armes déjà développées par l’Aïkido.

 

En 2010, la rencontre de Léo Tamaki – expert français et élève proche de Maître Nobuyoshi Tamura qui a dirigé l’enseignement de l’Aïkido en Europe – s’avère déterminante. Rapidement, l’Aïkido kishinkai devient le style dans lequel Arnaud s’investit pleinement – faisant volte-face dans les formes qu’il maîtrisait alors et suivant celui qu’il appelle désormais respectueusement « sensei » dans pratiquement chacun de ses déplacements en Belgique, en Hollande, au japon, en chine, ainsi que dans ses stages à Paris.

Au contact de Léo Tamaki, sa pratique s’enrichit des enseignements privilégiés des grands maîtres japonais contemporains qui nourrissent les principes de l’Aïkido kishinkai : Akira Hino, Yoshinori Kono et surtout de Tetsuzan Kuroda dont il a intégré le dojo. Arnaud compte en particulier plusieurs voyages au Japon à son actif.

 

Après deux années, en regard de son investissement, Léo Tamaki le pousse à transmettre ses connaissances en ouvrant son propre cours dans la région de Liège. Depuis septembre 2013, il dirige la branche belge de l’association kishinkai. En 2018 il réussi son examen de yoan (4 dan) lors du kishintaikai (rassemblement  annuel de l’école kishinkai).

Arnaud est désormais en contact avec de nombreux dojos en Belgique et se trouve régulièrement invité pour donner des cours spécifiques tant à Louvain-la-Neuve qu’à Namur et à Chaumont-Gistoux,… Pour développer l’école kishinkai en Belgique.

 

 

Jérémie Piscicceli

 

 

Jérémie commence le judo début 1999, âgé de 10 ans. Alors qu’il est déjà inscrit dans un club de foot, il accompagne son petit frère à ses premières leçons et est très vite séduit : fasciné depuis tout petit par les dessins animés et films d’arts martiaux (Dragon Ball, Bruce Lee, Jackie Chan, Jean-Claude Vandamme, les Tortues ninjas sont au panthéon de son imaginaire), voilà qu’il découvre avec bonheur que ce n’est pas que de la fiction et dès la troisième semaine, il enfile son premier judogi sous la houlette de Francis Ghyse et Raphaël Stas au Budo Kwai de Grâce-Hollogne. Quelques mois plus tard, sa famille déménage et il rejoint le Judo Club Pepinster dirigé par feu Pierre Lavigne (5e dan), puis Didier Terwinghe (5e dan, médaillé européen et mondial et multiple champion de Belgique de kata), technicien hors pair qui lui montre l’exemple de la rigueur et de la générosité et avec qui il passe ses plus belles heures, dont une participation ensemble au championnat du monde de kata et l’obtention du 3e dan avec les félicitations du jury en 2017. Il ne quittera le club de Pepinster, où il est chargé des sections enfants depuis 2011, que pour fonder la section de judo du Ji Sei Budo Kai en 2020 – tout en gardant des liens étroits avec son professeur et son ancien club.

 

Pendant la préparation de ses grades, Didier l’emmène aux cours de kata de feu maître Joël Callu (8e dan), où il a la chance, avec son partenaire Fabien Corman, d’être supervisé de près par feu maître Georges Bouvier (8e dan également)… qui avait été le professeur de son papa dans les années 70 ! Une grande affection naît entre Jérémie et ces deux maîtres, à qui son évolution doit beaucoup et qu’il considère comme ses grands-pères du judo.

 

À partir de 2012, Jérémie se lance dans les tournois de kata (séries de formes codifiées) avec son comparse Fabien Corman en katame-no-kata (formes de contrôle au sol), ce qui les mènera notamment à un titre de champions de Belgique et deux participations au championnat d’Europe. En 2016, il participe au championnat du monde en Kodokan goshin-jutsu (formes d’autodéfense moderne) avec Didier Terwinghe, obtenant une cinquième place en poule qualificative, puis à d’autres tournois, tantôt avec Didier, tantôt avec Dimitri Closset.

 

Jérémie, animateur-formateur dans une Organisation de jeunesse, passionné par l’enfance, s’intéresse particulièrement à la portée éducative du judo, qu’il considère comme une formidable méthode d’éducation permanente. Loin de pousser à la performance (la compétition est encouragée, mais ce n’est qu’un outil parmi d’autres, sans obligation avant un certain niveau), il s’efforce de promouvoir un esprit de bienveillance, de plaisir de la pratique, de curiosité et de décontraction, tout en construisant des bases solides et rigoureuses. Ce qui compte avant tout pour lui, c’est que chacun se sente bien en venant au dojo, progresse pour soi-même, à son rythme, et participe à la progression des autres. Bien plus, il définit le judo non pas comme un catalogue de techniques, mais comme un ensemble de principes qui fondent l’esprit dans lequel une technique est appliquée, une action réalisée, une parole prononcée, sur le tatami comme dans la vie quotidienne.

 

C’est dans cet esprit qu’il participe au projet européen Judo for Peace à Malte en 2014 et qu’il accepte avec enthousiasme la proposition de la Fédération francophone belge de judo d’être chef d’équipe pour la deuxième édition, Change 4 Life through Sports, en 2016. Ces échanges de jeunes entre 12 et 25 ans d’une dizaine de pays visaient à partager au sujet du judo (et du sport en général) comme outil de développement personnel et social, d’éducation et de santé. Il a depuis mille idées qui n’attendent que le temps d’être concrétisées.

 

En 2013, souhaitant donner un nouveau souffle à sa pratique, il commence l’aikido au Sakura Dojo d’Aywaille, dirigé par Carlo Van Parys, 6e dan de l’école Iwama. C’est à cette époque, en faisant des recherches et particulièrement en lisant les articles de Léo Tamaki, qu’il entre véritablement dans le monde du budo et se découvre un intérêt profond pour l’exploration martiale et l’utilisation du corps. Il lit beaucoup, regarde des vidéos, participe à des stages, tenant particulièrement à ceux d’Akira Hino, où il rencontre Léo Tamaki et le monde du Kishinkai. Alors qu’il s’y intéresse de loin pendant quelques années, il finit par rejoindre l’école après avoir rencontré Arnaud Lejeune à l’occasion de la première Nuit des arts martiaux traditionnels de Liège. Dans le prolongement du Kishinkai, il s’intéresse particulièrement au Hino budo, à l’Aunkai et à tout ce qui peut lui donner de nouvelles pistes d’évolution.

 

Insatiable curieux, promoteur de synergies, allergique aux querelles de chapelles, Jérémie s’affaire toujours, dans l’esprit de Jigoro Kano, à retirer les cloisons entre les disciplines, à mettre les connexions en évidence, à aiguiser la compréhension : l’une se nourrit de l’autre en permanence. « Entraide et prospérité mutuelle » par la « bonne utilisation de l’énergie », les deux fondements du judo.

 

Les maîtres et senseï

Léo Tamaki

Notre senseï

Hino Akira

Kuroda Tetsuzan

Kono Yoshinori